La pierre sèche, qu'est-ce que c'est ? 

Une technique ancestrale, pleine d'avenir! 

La technique de construction en pierre sèche est caractéristique des zones rurales: elle consiste à assembler des moellons de pierre sans aucun liant ni mortier.

Utilisée dans nos régions dès le 4ème millénaire avant J-C, elle répond toujours à des enjeux actuels et combine plusieurs avantages: 

        - souple, elle s'adapte aux mouvements du sol induits par les cycle de gel et dégel 

        - draînante lorsqu'elle est utilisée en soutènement, elle ralenti et réparti l'eau issues de fortes pluies, de la fonte des                neiges etc.

        - ...

Technique ancestrale, certes, mais qui a perduré bon gré, mal gré et qui revient au goût du jour. C'est que ces avantages techniques, combinés aux avantages écologiques, esthétiques et à la durabilité des ouvrages ont tout pour plaire! 

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Un élément du maillage écologique 

Véritable "corridor écologique" lorsque le linéaire est important, soit des zones de passage fonctionnelles entre plusieurs espaces naturels pour une faune inféodée à un même milieu, les murs en pierre sèche abritent également une flore variée.

 

C’est d’ailleurs grâce à elle que l’observation du ‘cycle de vie du mur’ est établie :

               - les premières espèces, dites pionnières, profitent des dépôts de                                 poussières pour s’installer. Algues, lichens et bryophytes (mousses) sont                     donc les premières à s’implanter (stade 1) et permettront alors

               - aux angiospermes (plantes à fleurs, graminées...) et aux fougères de s’y                     développer (stade 2).

               - Viendront ensuite les plantes dites « ligneuses », soit arbres, arbustes et                     arbrisseaux (stade 3).

En parallèle de ce développement floristique, les murs en pierre sèche deviennent également des lieux de refuge, d’habitat et de reproduction pour de nombreuses espèces.L’absence de mortier est d’ailleurs un atout pour ces différents groupes: construit à sec, un mur peut atteindre jusqu’à 25 voire 30% de vide… soit autant de cavités qui pourront être valorisées par des individus.

 

Quelles espèces y retrouve-t-on? 

C'est une vaste question... A chaque mur, ses habitants!

L’ensoleillement, la température et l’humidité, de même que les caractéristiques liées aux pierres utilisées (majoritairement du schiste dans notre région) seront des facteurs déterminants dans l’implantation d’une espèce ou d’une autre, en particulier pour la flore.  

Mais d’autres facteurs externes doivent être pris en compte pour mieux comprendre l’établissement des espèces : l’environnement direct du mur, mais également le ou les milieux dans le(s)quel(s) il s’inscrit.

Un marqueur du paysage

La pierre sèche fait partie intégrante de nos paysages: qu'ils soient urbains, ripariens ou encore pastoraux. Construits avec des pierres d'extraction locales, ils s'intègrent dans le patrimoine bâti de nos villages et leurs environs. 

 

Vous les retrouverez sous diverses fonctions: 

    - ils soutiennent des terrasses, unique ou successives et parfois sur des hauteurs impressionnantes, mais également des             voiries et des chemins ou encore des berges de cours d'eau

    - ils délimitent des parcelles, qu'elles soient destinées à devenir jardin ou pâturage... dans ce cas, elles jouent également le        rôle de clôture 

Mais la pierre sèche ne s'utilise pas que sous forme de mur, vous la retrouverez ponctuellement autour d'un puits, d'un escalier, d'une calade...

 

Aujourd'hui, elle sert même à construire des œuvres d'art, dans le concept du Land-Art. Un des exemples les plus connus est le Refuge d'Art par le murailleur Andy Goldworthy.

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